Par un samedi d'automne pluvieux, un jeune homme de vingt ans se promenait dans les rues de londres. On ne percevait pas ses yeux, cachés par des mèches de cheveux blond-châtain et par une capuche d'un pull Hurley trop grand pour lui. Ses mains s'étaient réfugiées dans les poches de son jeans troué et il marchait d'un pas plutôt lent. Il revenait d'un autre de ses rendez-vous organisés par ses potes. Mais hélas, une fois de plus, ce fut décevant. En fait, depuis sa rupture avec son ex-petite amie, plus aucune fille ne l'intéressait... Pourtant, cela remonte à déjà six mois. Au coin de la quatrième avenue, il tourna à droite et s'éloigna dans une petite ruelle plongée dans le noir. Au bout, une échelle suspendue menait à une petite fenêtre. Un poubelle de métal se trouvait juste sous l'escalier, et le garçon embarqua sur celle-ci, trouvant son équilibre et montant les marches. Il faisait ça avec habilité et souplesse. Il semblait que c'était un parcours qu'il connaissait par coeur. Il escalada jusqu'à ce que la fenêtre du troisième étage soit à sa hauteur. Il tira la vitre de la main gauche, se tenant à l'escabo de la droite. Il passa la tête et puis son corps jusqu'à être entièrement dans la pièce. Il retira ses chaussures de skate, et son chandail trempé. Il le déposa sur une plinthe chauffante pour faire secher ses vêtements. Il remplaça son jeans pour un jogging gris pâle. Il se rendit à la petite sale de bain, saisit une serviette et s'essuya les cheveux. Des voix s'élevaient du salon. Celles de son meilleur ami et... Une autre qui l laissa planté là, paralysé. Il se dirigea vers la pièce voisine et regarda cette silouhète assis sur le divan. Son ami, aux boucles brunes, était de dos, donc il ne pouvait pas savoir sa présence. Les yeux du châtain, vides de tout sentiments, obsevait cette invitée, cette fille...

- Crois-moi Keiry, son état empire de jour en jour... Les gars et moi nous inquiètons pour lui... Depuis que vous n'êtes plus ensembles, il - commença le garçon bouclé, jusqu'à ce qu'il se fasse interrompre par son colocataire.
- Je quoi, Dan ? demanda le garçon châtain, en détournant son regard de cette prénomée Keiry.
- Ah, Doug' ! Ton rendez-vous s'est bien passé ? s'exclama Danny en se retournant vers celui-ci et en essayant de changer de sujet. Mais peine perdue, Dougie enchaîna.
- Non, comme tous les autres. Tu devrais le savoir, Danny. Alors, je quoi ?

Son ami ne sembla pas vouloir y répondre. Il se sentit triplement idiot d'avoir invité l'ex copine de son ami à l'appart pour discuter. La prochaine fois, il l'inviterait au petit bistro du coin ou quelque part où ils ne se feraient pas surprendre. Le brun se trouva une raison pour sortir de cette situation plus qu'engoissante. Il prétexta un rendez-vous avec Olivia, sa copine. Il saisit ses clés de l'appart et son veston de cuir et sortit dans les couloirs de l'immeuble, laissant ainsi Dougie et Keiry seuls. En fait, il ne se rendit pas bien loin. Seulement un étage plus bas. Il frappa à la porte vingt-six, et un blond vint ouvrir à la porte. À la vue de son ami, il fit un sourire et le laissa entrer dans l'appartement.

# Posté le lundi 14 juillet 2008 21:54

PDV Tom.

On frappa à la porte. J'allai ouvrir et Danny apparût dans le cadre. Un sourire s'afficha sur mon visage et je le laissai entrer. Nous nous dirigions vers le salon, et il s'installa sur le divan. Je sortis des bières du frigo et lui en lançai une. Je m'installai à côté de lui et nous tournons de postes de télé tous les deux secondes, bref on zappait. Il semblait tendu et mal à l'aise. Je me risquai tout de même à lui demander ce qui le tracassait.

- Que me vaut l'honneur de ta visite, Jones ?
- Keiry, répondit-il, sans passer par quatres chemins.
- Keiry ? Attends, laisse-moi deviner. Tu voulais la convaincre de retourner avec notre cher Doug' ?
- Oui, mais l'ennuie c'est qu'elle est déjà en couple et qu'elle ne veut plus rien savoir de lui. Ça me fait chier que Doug' s'en soit toujours pas remit. Je le reconnais plus, Tom.

Harry sortit de la salle de bain, une serviette à la taille. En appercevant Danny il sursauta mais semblait tout de même heureux de le voir là. Il alla dans sa chambre et se changea. Après deux minutes, il vint se prendre une bière et s'asseoir avec nous. Nous continunions à discuter de Douglas. Son état était inquiètant. Il ne mangeait presque plus, mais plus que le premier mois. Il n'avait plus aucune motivation. Il s'occupait de moins en moins de ses lézards, la plupart de temps c'était Danny qui s'en occupait. Harry se leva et alla porter sa bière sur le comptoir de la cuisine. Il prit ses clés et un parapluie, et se dirigea vers la porte en nous adressant un bref « Salut » pour aller rejoindre Izzie quelque part. Danny et moi restions assis jusqu'à ce que Danny décide de rentrer. Je le raccompagnai à la porte et il s'éloigna dans les corridors de l'établissement. Je pris le téléphone et commanda une pizza quatres fromages. J'ai décidé que je passerai la soirée à me taper tous les films de Star Wars. Je branchai le DVD et installai le premier film. Une vingtaine de minutes plus tard, on frappa à la porte. Je payai le livreur et mis la boîte sur la table basse du salon, en tassant des bouteilles, des CD, des journaux, etc.

- Vraiment... Cette baraque manque d'ordre... marmonais-je pour moi-même.


PDV Dougie.

Keiry est resté discuter cinq minutes avec moi, mais la douleur était trop intense dans ma poitrine, rien qu'à entendre sa voix, alors je lui ai demandé de partir. J'allai dans ma chambre et j'observai Lola, mon lézard. Danny rentra vers les vingt-trois heures cinquante. Il croyait pouvoir arranger les choses en invitant Keiry ici ? Je vous jure, parfois je ne comprends plus ce mec... Lui, Harry et Tom me prennent pour un aveugle ou quoi ? Je sais que tous ces foutu rendez-vous sont organisés par eux. Ils espèrent que je vais finir par oublier Keiry, mais non. Je ne l'ai pas oublié, et jamais je ne le pourrai ! Je sortis de ma chambre et me plaquai devant la porte de celle de Danny. Je cognais dessus de toutes mes forces et Danny vint m'ouvrir, en boxer, une pointe d'inquiétude dans son regard.

- Un problème, dude ?
- Un problème ? Oui, toi, Haz et Tom ! Vous croyez que je vois rien, que j'vais simplement à ses rendez-vous comme ça, et vous espérez qu'à chaque fois, ce soit tellement merveilleux que j'vais finir par sortir avec c'te fille-là, et que j'oublierai Keiry, mais non ! Je l'oublierai pas, et je veux pas l'oublier ! criai-je sur mon collocataire.
- On fait ça pour ton bien, j'te jure... On veut juste t'aider...
- Ouais, ben fou-toi la dans le cul, ta foutu aide ! Je veux rien savoir des autres filles.

# Posté le vendredi 18 juillet 2008 14:51

Modifié le samedi 19 juillet 2008 18:37

PDV Narrateur.

Le châtain quitta le seuil de la porte de chambre de son copain et retourna dans la sienne. Danny le suivit et essayait de lui parler, mais Douglas de l'écoutait plus. Il se changea et mit un t-shirt Volcom avec un jeans noir. Il prit son chandail Hurley de la soirée, et sortit de l'appartement en furie. Danny ne pouvait pas le suivre hors de leur appartement, car il était encore en boxer et qu'il n'aurait pas le temps de se changer et de le ratrapper. Le bouclé téléphona à Tom, qui était encore en train de se visionner la série Star Wars. Il voulait le prévenir que Dougie sortait et que s'il venait chez lui, de le prévenir. Il décida de retourner dans sa chambre, pour essayer de dormir, mais la fatigue ne lui venait pas. Il s'inquiétait trop pour son ami, il espérait qu'il ne fasse pas de conneries.

Les mains dans les poches, la tête baissé, comme à son habitude, le jeune homme se dirigeait vers un des bars du centre-ville. Il tombait encore des gouttes d'eau et il réussit à se rendre à l'entrée du bar. Sur l'horloge derrière le comptoir indiquait une minuit et quarante-cinq. Il alla voir le barmaid et commanda un remontant. Il y avait de la musique forte et une piste de danse. Et pleins de gens se déhanchaient au rythme des chansons, d'autres étaient assis au comptoir ou à des tables. Certain s'amusaient à faire des concours de shooter, et quelques jeunes gens se regardaient de loin, mais envieux. Il continua de boire encore deux longues heures. Ne voulant pas rentrer chez lui, il resta encore là, à discuter avec quelques étrangers et le barmaid. Au bout d'une vingtaine de minutes, son cellulaire sonna. Un sms. N'ayant rien de plus intéressant à faire, il l'ouvrit et le lu.

« Au lieux d'un remontant, que dirais-tu d'une danse ?
Dans cinq minutes, au centre de la piste.
Je t'attendrai.
S.L.
»

Il était trois heures et dix. À trois heures quinze il devait se diriger vers cette foule. Il prit son verre et le porta à ses lèvres. Il but le fond en trois gorgées, pour se donner la force d'y aller, et le courage. De toute façon, qu'est-ce qu'il avait à perdre. Il n'avait plus de copine depuis une demie année et tous ces rendez-vous lui tombait sur le système. Il se leva, tituba quelques secondes avant de retrouver son équilibre. Il se demandait que signifiait ces lettres, S.L. Il commença à bouger ses membres et regardait autour de lui, observant toutes les têtes, afin de trouver qui pouvait bien lui avoir écrit un message.

Un détail lui avait échappé. Comment cette personne aurait pu lui envoyer un message text, sans lui avoir parler ? C'était absurde. Il fallait donc qu'il connaisse cette personne, pour qu'elle lui ait envoyé un message. Il se rendit compte de se fait, et se demanda si Danny, Harry ou Tom étaient dans le coup. Il jetta des regards furtifs autour de lui, encore une fois, mais ne vit aucun de ses amis. Il retourna s'asseoir, pour mettre les choses plus au clair, bien qu'il ait l'esprit embrouillé par tous ces verres d'alcool. La sonnerie de son portable retentit une nouvelle fois. Encore une note signé S.L. Il se leva et partit chez lui. Il se sentait harcelé par ces messages. Il préféra aller se reposer dans son lit douillet.





# Posté le lundi 21 juillet 2008 23:45

Modifié le mardi 22 juillet 2008 13:17


Une sonnerie retentit du fond de la veste encore humide du châtain. Il se réveilla en sursaut, regarda l'heure sur le cadran qui indiquait qu'il était trois heures et quart de l'après-midi et tituba jusqu'au divan où il avait laisser son chandail. Sur l'écran s'affichait le nom de Harry. Il décrocha et s'écrasa sur le fauteuil et alluma la télévision.

- Hm ?
- Doug ? C'est Haz'.
- Ouais, je sais.
- C'était juste pour te rappeler que dans deux heures et quart, nous avons une interwiev à la radio. T'oublieras pas de venir ?
- Han ? C'est aujourd'hui ?!

Dougie se leva d'un bond et alla voir son agenda. Effectivement, il y avait une entrevue à dix-sept heures trente le soir-même.

- Pourquoi Dan m'a pas réveillé plus tôt ? demanda le jeune châtain.
- Il est partit chez Olivia, il m'a téléphoné plus tôt en me demanda de t'appeler, au cas où t'aurais oublié.
- Ouais, merci. Écoute, je vais aller me préparer tout de suite, tu pourrais passer me chercher vers dix-sept heures ?
- Aucun problème.
- Ok, à plus.
- Ciao.

Dougie raccrocha et alla se faire cuir une pointe de pizza qu'il trouva dans le réfrigérateur. Ensuite, il fila sous la douche et sortit son t-shirt vert et un pantalon beige qui lui arrivait en bas du genoux, comme à son habitude. Il lui restait environ une demi heure avant que Harry vienne le chercher, donc le châtain alla se connecter sur msn. Il remarqua qu'il avait une demande d'ajout à sa liste de contacts. Curieux, il accepta et la personne était déjà en ligne. Quelle surprise il eut lorsqu'il remarqua qui était cette personne.

S.L. dit :
salut :)

Dougie dit :
salut...

S.L. dit :
T'as une jolie sonnerie de téléphone.

Dougie dit :
Uh... merci. tu es qui ?

S.L. dit :
... Je dois y aller, pardon. Une autre fois, peut-être. ;)



Dougie vint pour ajouter quelque chose, mais elle était désormais hors ligne. Au même moment où il éteignit son ordinateur portable, la porte d'entrée s'ouvrit. Harry débarqua dans l'entrée et Dougie alla le rejoindre. Il mit ses chaussures et ils sortirent de l'appartemment. Il barra la porte à clé et ils se dirigèrent vers le studio.


# Posté le vendredi 25 juillet 2008 16:03

Comme prévu, le brun, l'autre brun à bouclettes, le blond platine et le châtain entrèrent en même temps dans une petite salle où se trouvait déjà un animateur radio. Les garçons se présentèrent en directe, avec des millions de gens à l'écoute. Ils annonçaient leurs dates de tournées, de spectacles, et que leur nouvel album avançait extrêmement bien. Puis vint le temps des questions plus personnelles, et du public.

- Alors Danny ! Toujours avec cette chère Olivia ?demandait l'animateur radio à l'intention du bouclé.
- Oui ! Et chérie, si tu m'écoute en ce moment, je veux te dire que je t'aime énormément ! Et mes fans aussi ! répondit-il en riant.
- Et vous, Tom ? La délicieuse Giovanna occupe toujours votre coeur ?
- Oui, j'ai vraiment l'impression que c'est la femme de ma vie, j'pourrai pas me passer d'elle ! Je t'aime Gio, annonçai-t-il au micro.
- Dougie ? demandait Steve, le VJ.
- Oui ?! demanda-t-il en sortant de ses rêveries.
- Il semblerait que depuis ta rupture avec Keiry, ça n'aille pas fort côté coeur ?

Le châtain ne répondit pas imédiatement. Ça lui prit du temps avant de trouver ses mots. Il affirma que ça n'allait pas fort et l'animateur enchaîna avec les questions des fidèles auditeurs. La plupart ds appels étaient pour Danny ou pour Tom. Tom étant un grand parleur, il se prenait un plaisir fou à raconter sa vie entière. Bref, ils passèrent une bonne demie heure dans le local, et ils finirent vers les dix-huit heures et quelque. Ils décidèrent donc d'aller au restaurant tous ensembles. Ils étaient à table et venaient tout juste de commander, lorsqu'une sonnerie de portable retentit. Tous se tournèrent vers le blond, Tom. Il sortit son téléphone de sa poche et regarda l'afficheur.

- Gio ! annonçait-il à ses copains avant de décrocher. Chéri ! Comment vas-tu ? Oui, pas de problème ! Je suis au resto' avec les gars. Ouais, celui où je t'ai amené il y a une semaine. Parfait, j'vais t'attendre. Ok, merci. Attention à toi.

Il raccrocha, et expliqua aux autres que Gio venait.


# Posté le dimanche 27 juillet 2008 13:48

Modifié le jeudi 31 juillet 2008 00:21